Les Comores ont connu une succession de régimes et de coups d'État, dans lesquels des mercenaires français ont le plus souvent joué un rôle essentiel: renversement du « père de l'indépendance », le président Ahmed Abdallah en août 1975; en 1978, renversement de son successeur, le président Ali Soilih, par un coup d'État d'Ahmed Abdallah soutenu par des mercenaires français et sud-africains; assassinat d'Ahmed Abdallah en 1989. Des élections générales portèrent alors à la tête de l'État, Saïd Mohamed Djohar (ou Johary), mais celui-ci, âgé et versatile, dut quitter le pouvoir en septembre 1995 après une nouvelle invasion de l'île par des mercenaires français. En 1992, une nouvelle Constitution fut approuvée par référendum. En septembre 1995, le mercenaire français «Bob» Denard tenta un nouveau coup d'État, qui fut mis en échec par l'armée française.
En mars 1996, Mohamed Taki Abdoulkarim accéda à la présidence de la République dans un climat politique incertain. En proie à une grave crise économique, Anjouan et Mohéli proclamèrent unilatéralement leur sécession de la République fédérale des Comores en août 1997 et demandèrent leur rattachement à la France. En mai 1998, le président M. Taki dut faire face au mécontentement général et procéda à la destitution du Premier ministre, Nourdine Bourhane, et à la constitution d'un nouveau gouvernement. La mort brutale du président en novembre amena Tadjidine ben Saïd Massounde au pouvoir. Chargé d'assurer l'intérim jusqu'à la tenue des prochaines élections présidentielles, ce dernier avait déjà été nommé Premier ministre en 1996 et président du Haut Conseil de la République des Comores, par M. Taki.
En mars 1996, Mohamed Taki Abdoulkarim accéda à la présidence de la République dans un climat politique incertain. En proie à une grave crise économique, Anjouan et Mohéli proclamèrent unilatéralement leur sécession de la République fédérale des Comores en août 1997 et demandèrent leur rattachement à la France. En mai 1998, le président M. Taki dut faire face au mécontentement général et procéda à la destitution du Premier ministre, Nourdine Bourhane, et à la constitution d'un nouveau gouvernement. La mort brutale du président en novembre amena Tadjidine ben Saïd Massounde au pouvoir. Chargé d'assurer l'intérim jusqu'à la tenue des prochaines élections présidentielles, ce dernier avait déjà été nommé Premier ministre en 1996 et président du Haut Conseil de la République des Comores, par M. Taki.