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Photo de rigotare

rigotare

Description :

Que du son, vidéo,image ambiance Océan Indien.Rien ne sera oublié car toutes les iles seront représentées(Mayotte, les Comores, Madagascar, la Réunion et Maurice).
Sans oublier ce qui se fait de mieux des caraïbes et des States.

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Origine de la musique comorienne!!

Au Comores, les musiques témoignent de cette profonde diversité culturelle de l'aire swahili, correspondant aux peuplements et influences qui se sont succédés puis mélangés dans l'archipel. Les modes arabes et persans y rencontrent la polyrythmie bantoue, les harmonies indiennes ou le balancement six-huit de Madagascar.
Au cours du XIX° siècle, d'autres styles se sont développés à partir de la main-d'½uvre bantoue importée du continent pour les travaux des plantations, d'abord en esclavage, puis en travailleurs "engagés". Toutes ces musiques sont interprétées lors de cérémonies marquant les différentes étapes du développement de l'individu, mais certaines d'entre elles sont réservées exclusivement aux femmes (deba, lelemana, wadaha, bora... ), d'autres exclusivement aux hommes (mshogoro, shigoma, zifafa, sambe... ). Cette séparation entre les sexes est légèrement atténuée dans les musiques et danses d'héritage bantou.
Dans son émission Histoire des Comores à travers la chanon, réalisée en 1983, la journaliste Zainab Elyas interroge le musicologue Moussa Said Ahmed sur les principales caractéristiques de la musique de l'archipel. "La chanson comorienne comporte plusieurs genres musicaux, dit-il. De la vie à la mort, elle rythme la vie du Comorien. A sa naissance il est accueilli par le himbiya ikosa, sorte de berceuse destinée à aider la femme qui est en train d'accoucher. Et à sa mort, il est salué par le idumbiyo, une chanson funèbre et très triste".
Il note que de nombreuses musiques et danses, comme le sambe, le tari ou le mshogoro par exemple, sont interprétées à l'occasion des grandes cérémonies coutumières. Qu'une danse comme l'ikwadou, autrefois interprétée par les esclaves, est aux Comores ce que le maloya est à la Réunion, avec sa charge revendicative, sa fonction de rassembleur du petit peuple et de constructeur de solidarités.
Le bora, qui accompagne la plupart des manifestations de joie, est dansé et chanté par les femmes sur un rythme assez soutenu. Une soliste lance des paroles poétiques et le ch½ur lui répond tapant des mains, à la différence des autres chants de femmes, qui sont déclamés ou psalmodiés. "Le bora, qui est interprété notamment à l'occasion du grand mariage ou mariage ostentatoire, est également dansé pour fixer dans la mémoire un évènement heureux qui s'est produit soit pour le village, soit pour la famille", explique Moussa Saïd.

CHANSONNIERS ET SATIRE
Durant la colonisation, la satire sociale s'est développée , comme l'un des genres musicaux les plus prisés des Comoriens. Le biyaya, dansé par les jeunes hommes sur la place publique et par les jeunes filles seulement à l'intérieur des maisons, est accompagné de chant critiquant la société en place et les personnalités en vue. "Avant 1960, les chansonniers ou chanteurs populaires parcouraient toutes les régions pour faire passer les messages, rappelle Moussa Said. L'un d'entre eux, Daoum Kazidja, originaire de la Grande- Ile, s'était spécialisé par exemple dans une forme de chanson baptisée goungou, ce qui veut dire charivari, manifestation populaire destinée à critiquer les personnes coupables d'inceste". Il évoque également Ibesi Boungala chanteur emblématique qui fut déporté dans les années 1910. " En 1890, Ibesi avait essayé de comploter contre l'ancien sultan de l'île de Ngazidja [la Grande Comore]. Dénoncé par un traître, le complot a avorté et de nombreux camarades d'lbesi Bountgala ont été déportés soit à Madagascar soit en Nouvelle Calédonie. Ibesi, lui-même, a échappé à cette première vague de déportation. Mais quand, en 1916, il participe à la guerre de résistance à la pénétration coloniale dans la région, Ibesi est capturé, puis déporté à Madagascar". Les chansons qu'il compose à son retour racontent les traitements inhumains des colons et les souffrances des déportés. Mais elles conservent plus que jamais l'esprit de lutte contre le régime colonial.
Les mutations sociales et politiques des années 60 ont exercé une influence décisive sur la musique des Comores, qui choisissent le statut de territoire d'outre-mer lors du référendum de 1958. Alors que l'année l960 est marqué par les indépendances africaines, l'avènement de la radio provoque une petite révolution musicale dans l'archipel. Les chansonniers n'ont plus à se déplacer dans les villages puisque leurs chansons, enregistrées, sont diffusées sur les ondes. "Les indépendances africaines ont beaucoup influé sur le thème, ajoute Moussa Said. Dans leurs chansons, les auteurs compositeurs ont commencé à privilégier l'aspect politique".
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#Posté le mercredi 08 novembre 2006 00:57

Origine de la musique comorienne (suite)

L'ARRIVÉE DU TWARAB
La scène musicale comorienne connaît une profonde mutation dans les années 60 , avec le retour massif des Comoriens immigrés en Tanzanie, et notamment à Zanzibar, qui rapportent avec eux le twarab (de l'arabe tariba : être ému).
A l'origine chanté en arabe puis en kiswahili, ce genre est bientôt adopté dans tout l'archipel. Il est intégré aux cérémonies du grand mariage et, poussés par les autorités, certains auteurs se mettent à écrire des chansons de twarab en comorien. De même que leurs cousins, les orchestres de taarab orthographe adopté par les anglophones de Zanzibar, Dar-es-Salaam ou Mombasa, qui sont organisés en clubs - influence britannique oblige- les orchestres comoriens de twarab regroupent, sur le mode associatif -francophonie aidant-, des musiciens amateurs jouant essentiellement pour leur plaisir. Un ensemble complet est constitué d'un ch½ur masculin-féminin répondant aux solistes, d'une section de violons, violoncelles et contrebasse, à laquelle s'ajoute le oud (luth arabe), le kanoun (cithare), le ney (flûte), le tambourin et la derbouka (percussion en forme de sablier) pour ce qui est des instruments orientaux ; l'accordéon, l'orgue et la guitare électrique pour la partie occidentale de l'instrumentation. Ce type de formation peut regrouper jusqu'à une cinquantaine de musiciens. Ils interprètent une musique fortement inspirée par les grands orchestres égyptiens. Les rythmiques aux balancements hérités de l'Afrique de l'Est lui donnent une saveur très particulière, entre douce nonchalance et piment d'extase.

Au cours des dernières décennies, l'instrumentation et les orchestrations ont subi l'influence de la modernité occidentale, avec notamment l'emploi d'instruments électrifiés et la réduction du nombre de musiciens. En effet, les ensembles qui veulent se professionnaliser en se produisant dans les hôtels ne peuvent se présenter à vingt ou trente personnes. Ainsi les très grandes formations n'apparaissent en public qu'à l'occasion des mariages et plus particulièrement des cérémonies du grand mariage où, comme l'indique Moussa Said, "le twarab est joué deux jours avant l'entrée solennelle du mari dans la maison nuptial. Cette musique est rapidement devenue une sorte de divertissement réservé aux riches, car pour pouvoir en bénéficier, il faut investir des sommes faramineuses, poursuit-il. Les chansons sont souvent écrites sous forme d'éloges et les courtisans se sont servi du twarab pour louer à la fois les dirigeants et les descendants des anciens princes " . Au temps des cours féodales, la chanson épique faisait l'éloge des princes et des sultans. Aujourd'hui, s'il n'y a pas d'orchestre national à proprement parler, l'État s'entend à faire travailler l'orchestre- phare à son service. Lors du voyage de François Mitterrand dans l'archipel, par exemple, les autorités comoriennes ont demandé à l'orchestre Ngaya de composer une chanson comorienne en l'honneur du chef français.

LE FOLK COMORIEN
Dans les années 80, les Comores assistent à la naissance d'un nouveau courant musical, qui s'inspire de la musique folk occidentale. Précurseur et leader de ce mouvement, Abou Chihabi adapte l'ancienne chanson de satire aux harmonies et à la vie contemporaines. Dans ses textes, il fustige l'injustice sociale et la discrimination raciale. Sa notoriété se forge d'abord dans les pays d'Afrique de l'Est (Tanzanie, Kenya, Ouganda...), comme c'est le cas de la plupart des musiciens comoriens nés après 1950. En 1976, il accède au statut de star dans son pays, lorsque sa chanson gagne le concours organisé par le président Ali Soilih pour donner aux Comores son hymne national. Mais il doit quitter précipitamment Moroni deux ans plus tard, après le renversement du pouvoir qu'il avait servi .
D'abord exilé au Kenya, Abou Chihabi s'installe en France en 1980 et remporte le Grand prix Découvertes de Radio France Internationale l'année suivante. La carrière qu'il entreprend alors dans les pays francophones, avec son groupe Folkomor, s'appuie sur un répertoire mêlant le reggae à la chanson comorienne
La voie tracée par Abou Chihabi sera suivie par d'autres jeunes chanteurs, comme Poundja Abdallah Boul, dit "Boule", lauréat du concours Découvertes de RFI en 1983 . Celui-ci refuse l'étiquette de chanteur professionnel, expliquant qu'aux Comores, «la chanson évolue dans un cadre purement artisanal ".
Actuellement, il est vrai, bien peu de chanteurs comoriens ont l'opportunité de mener une carrière professionnelle. Les plus passionnés produisent eux-mêmes leurs enregistrements tout en gardant un travail alimentaire. Parmi les rares professionnels, on peut citer deux personnalités attachantes : Nawal et Maalesh. Ces deux-là ont joué ensemble de la musique alors qu'ils avaient respectivement six et dix ans, sous la houlette de Zainab Elyas, qui continue aujourd'hui de les encourager.

Nawal vit en France depuis son adolescence et y poursuit, depuis près d'une dizaine d'années, une recherche sur les instruments, les rythmes et les thèmes de la riche tradition musicale comorienne. Ces connaissances acquises sont réintroduites dans un intéressant travail de création personnelle. Cette démarche, finement adaptée à l'univers contemporain, mériterait de s'épanouir dans un plus large espace de diffusion sur les plans du spectacle et de la discographie. 0thman Elyas, alias "Maalesh", mène depuis la Grande Comore une carrière relativement heureuse dans les pays d'Afrique de l'Est et de l'océan Indien. Initié à la musique par Abou Chihabi, il lui garde une grande admiration et suit ses traces grâce au soutien sans faille de sa s½ur aînée, Zainab. En dépit des réticences de tout le reste de la famille, jamais il n'a abandonné la musique. Après ses premières armes au Kenya, entre 1976 et 1978, dans des groupes animant les halls des hôtels pour faire danser les touristes, il doit partir travailler en Arabie Saoudite de 1980 à 1988. S'il y va pour gagner de l'argent, il continue cependant de composer sa musique. Depuis, il s'est forgé un style personnel, engagé mais toujours plein de douceur, de tendresse et d'humanité. Ses chansons, appréciées dans l'archipel y sont peu diffusées, du fait des critiques quelles portent à l'organisation de la vie et à l'exercice du pouvoir dans le pays. Il le regrette, mais prend la chose avec cette philosophie qui correspond à son nom de scène, Maalesh, un mot d'origine arabe qui signifie "Ça ne fait rien".
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#Posté le mercredi 08 novembre 2006 01:02

Origine de la musique comorienne(fin)

En musicologie, on entend par cordophone, tout instrument à vent.



S'agissant des COMORES, il existe des instruments monocordes, qui font souvent office d'outils de travail. C'est le cas du "Bandakome", une grande corne de boeuf ou de zébu, utilisée à MORONI (GRANDE COMORE), par le crieur public, pour attrouper la foule, avant de déclamer ses annonces. C'est le cas également du "Djudju", un gros coquillage utilisé pour les mêmes raisons, dans les autres villes et villages des COMORES. "Bandakome" et "Djudju", deux instruments traditionnels de communication, dont la disparition a coïncidé avec l'avènement de la radio aux COMORES, dans les années 50.



Au nombre de ces instruments monocordes, figurent en bonne place, les "Ndumari" (sifflets), qui sont de deux sortes: le « Ndumari ya nkuri » (sifflet en feuille de cocotier), très sollicité surtout à la GRANDE COMORE, par les plus jeunes dans divers jeux, et le « Ndumari ya shuma » (sifflet métallique), utilisé dans différentes manifestations traditionnelles, qu'elles soient féminines ou masculines.



Nous en arrivons, toujours s'agissant des COMORES, aux instruments plus élaborés, à plusieurs sons (car il ne peut être questions ici d'octaves), très appréciés dans certains chants et danses exécutés dans les manifestations traditionnelles. Il s'agit du "Firimbî" flûte), fabriqué souvent par l'instrumentiste à partir de tiges creuses de bambou, de papayer etc... Le "Firimbi" est exclusivement joué dans les manifestations semi-religieuses à l'instar du "Ney" syrien, perse ou turc. Nous citerons enfin, l'instrument à vent le plus élaboré et le plus rare, pratiqué seulement à MOHELI et à ANJOUAN. Il s'agit du "Ndzumara", une espèce de hautbois produisant un son nasillard, très recherché dans les manifestations profanes liées au culte des esprits.



Tous ces instruments à vent, sont de véritables prototypes fait main, que pour rien au monde, l'instrumentiste n'acceptera de s'en défaire. Cela est si vrai, que l'accompagnement d'une exécution quelconque, varie par exemple, s'agissant du "Ndzumara", d'un prototype à l'autre (les sons émis et le ton du morceau exécuté, variant d'un instrument à l'autre). Ce qui explique certaines dissonances dans certains chants, lors de différentes manifestations traditionnelles. Les règles et les lois de l'harmonie en matière musicale, telles qu'elles sont perçues dans la logique occidentale, n'ayant rien à voir, avec le caractère fonctionnel et expressive de ce qu'on pourrait appeler, un aspect particulier d'une manifestation, sensée accompagner la tranche de vie d'un individu.
voir site:
http://perso.orange.fr/jacques-leroy/afrique/zainaba/musique.htm
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#Posté le mercredi 08 novembre 2006 01:21

Histoire de la grande comore!!

Les premiers documents écrits en arabe datent d'env 1500. La Grande Comore se composait de nombreux sultanats qui sont ceux de Bambao, Itsandra, Mitsamiouli, Bajini, Hambu, Washili, Hamahame, Mbude, Hamamvu, Mbaku, La Dombe.
Les Sultans étaient appelés M'faoumé (pl:Wafaoumé). Cette période est dite des sultans batailleurs
La Grande Comore n'a été unifiée qu'à partir de 1886 sous le règne du Sultan Said Ali bin Said Omar par le traité de Bambao. Le 24 juin 1886, le Sultan accèpte de passer sous protectorat Français. Il fut exilé à Diégo-Suarez (Ville du nord de Madagascar) le 19 septembre 1893, puis à la Réunion à partir de 1897.
Le pouvoir est exercé par les Résidents subordonnés aux gouverneurs de Mayotte
A partir de 1911 l'île est annexée par la France (officiellement ratifié le 23 février 1914). L'île dépend administrativement de Madagascar
En 1946, les îles ne sont plus rattachées administrativement à Madagascar et forment pour la première fois de leur histoire une entité administrative unie et reconnue (TOM).
Le 6 juillet 1975, l'île est de nouveau indépendante au sein de la République Fédérale Islamique des Comores
Le 7 avril 2002, l'île forme avec Anjouan et Mohéli, l'Union des Comores, union dans laquelle les îles bénéficient d'une très large autonomie.
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#Posté le vendredi 10 novembre 2006 08:13

La nouvelle génération:rap, rap!!

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hustler 92 feat croma
plus de video sur:http://comorap.skyblog.com/
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#Posté le vendredi 10 novembre 2006 08:37

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